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2 décembre 2016

District 11

Déclaration de l’AIMTA au sujet de la fermeture de l’usine de Mondelez

Le Québec perd 454 bons emplois

Cette nouvelle plutôt inattendue est venue frapper de plein fouet les 454 travailleuses et travailleurs de Mondelez. L’AIMTA avoue avoir du mal à comprendre la situation.

« Nous sommes en mode solution. Nous allons prochainement nous asseoir avec l’employeur pour évaluer les alternatives qui s’offrent à nous, explique, l’agent d’affaires de l’AIMTA et représentant des travailleurs de Mondelez, Pierre Grenier. Nous ne ménagerons pas nos efforts pour tenter de sauver les meubles et de trouver un règlement qui sera avantageux pour nos membres.»

En ce moment, le syndicat rejette le blâme sur l’inaction du gouvernement libéral en ce qui concerne la mise en place de mesures de protection des emplois et d’un plan de consolidation et de sauvegarde pour le secteur manufacturier. « Le gouvernement libéral est un semeur de précarité d’emplois. Ce dernier avait promis de créer 250 000 emplois durant son mandat et bien, je lui conseille d’abord de travailler à conserver les bons emplois existants, s’indigne le coordonnateur québécois de l’AIMTA, David Chartrand. Les emplois dans le secteur manufacturier sont un véritable poumon économique pour le Québec. Ce secteur qui est en mesure de valoriser nos matières premières est un outil de diversification économique cruciale. Posséder un secteur manufacturier fort qui est encadré par des mesures de protection des emplois permet à un État d’avoir une certaine influence sur sa destinée économique. Malheureusement, notre gouvernement dort au gaz et demeure inactif devant l’exode des emplois qui permettent la survie de la classe moyenne et qui contribue à la santé de notre économie.

Dans la fermeture de Mondelez on se pose des questions. Le gouvernement a-t-il été consulté, a-t-il l’intention de s’investir pour la sauvegarde de ces emplois? Ce n’est déjà pas évident pour l’Est de Montréal, on ne peut pas laisser aller ces emplois-là sans agir. Cela dit, nous croyons qu’il est encore temps pour le gouvernement Couillard de faire preuve de bonne volonté. C’est pour cette raison que nous invitons la ministre de l’Économie, Dominique Anglade et le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais à se joindre à nous pour tenter de trouver une solution pour ces 454 familles qui viennent de recevoir une bien mauvaise nouvelle à l’arrivée des fêtes.»