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7 décembre 2016

District 11

Communiqué de presse de l'AIMTA

Notre gouvernement doit agir!

Montréal 7 décembre 2016- La FTQ et ses affiliés, ont adoptés à l'unanimité deux résolutions proposées par l’AIMTA pour combattre la délocalisation et la sous-traitance abusive (contenu des deux résolutions à la fin du communiqué) dans le but d’amener les deux paliers de gouvernement à mettre en place des mesures concrètes pour protéger les emplois et pour défendre le secteur manufacturier.

Les fermetures sauvages, la délocalisation et la sous-traitance renvoient au manque de volonté politique de nos gouvernements qui refusent de protéger les citoyens et de promouvoir une économie nationale plus juste et équitable. Certains éléments inscrits dans les différentes ententes de libres-échanges et l’absence de mesures législatives qui protègent nos emplois viennent affecter considérablement les conditions de travail et la stabilité d’emplois des travailleuses et travailleurs au pays. Chaque jour nous avons des exemples de ce déséquilibre dans la gestion de notre économie.

Déclaration de David Chartrand vice-président de la FTQ et Coordonateur québécois de l'AIMTA:

« C’est sournois comme problématique, car lorsque l’on regarde le phénomène du point de vue de l’entreprise, l’on réalise qu’exiger de la flexibilité chez les travailleurs, faire de la sous-traitance, de la délocalisation ou des fermetures sauvages, rend une entreprise plus productive, plus compétitive, fait augmenter ses rendements et fait croitre l’économie dans son ensemble.

Sauf que la plupart du temps, nos gouvernements ne regardent pas l’autre côté de la médaille lorsqu’ils mettent en place les conditions qui facilitent ce genre d’opération. Ils ne regardent pas les impacts de leur politique économique sur les travailleurs, sur les gens qui gagnent durement leur vie une paye à la fois, ceux qui sont dans l’économie réelle et qui crée physiquement de la richesse et la consomme jour après jour. Ces derniers voient leur sécurité d’emplois éliminés, leurs conditions de travail se précariser; leurs fonds de pension se volatiliser, leur projet d’avenir diminué. Ces travailleurs perdent des droits et des libertés au nom d’une croissance économique qui leur profitent de moins en moins.

Je ne suis pas contre l’idée de faciliter le commerce, mais il est ridicule de voir des gouvernements mettre en application des accords de libre-échange qui diminue l’autonomie de leur citoyen; qui compromet leur santé; leur accès à une éducation de qualité; leur droit de profiter d’un environnement sain et de gagner leur vie dignement.

Au nom de la libéralisation des marchés, une poignée de politiciens et de gens issus du 1%, nous sommes en train de dire à la vaste majorité de la population; désolé, mais au nom de la croissance économique nous avons le regret de vous dire que vous allez devoir renoncer à un brillant avenir.  Les entreprises multinationales n’ont aucune responsabilité sociale à l’égard du pays qui les héberge. La capacité des états à créer un environnement propice au bonheur à la liberté et la sécurité de chaque citoyen est compromise par la recette économique qui mise tout sur la croissance des entreprises et l’hyper compétitivité entre les travailleurs de partout dans le monde.

Pour rétablir l’équilibre 

L’AIMTA fera la promotion de 6 revendications qui s’adresseront aux deux paliers de  gouvernement pour tenter de rétablir l’équilibre et d’humaniser un peu plus l’évolution économique du Québec et du Canada.

1. Nous exigeons de nos gouvernements l’obtention de garanties d’emplois lorsque ce dernier donne des avantages fiscaux, des prêts ou des subventions à une entreprise multinationale.

2. Nous revendiquons que des lois soient mises en place pour que les entreprises assument les responsabilités sociales et économiques lors de démarches de fermetures sauvages, de délocalisation ou de sous-traitance abusive.

3. Nous réclamons la mise en place de mesures obligeant un employeur à divulguer toute  l’information pertinente aux travailleuses aux travailleurs et à leur représentant ou à leur accorder du temps de négociation advenant le cas où une démarche de fermeture, de délocalisation ou de sous-traitance de la production d’activités est envisagée.

4. Nous souhaitons que des institutions comme l’Institut de la statistique du Québec et statistique Canada ait le mandat de compiler des données claires et complètes sur les phénomènes de délocalisation et de sous-traitance et de leurs impacts sur les travailleuses et les travailleurs et l’économie nationale.

5. Nous estimons que les contrats publics devraient servir à la promotion d’emplois de qualité. Les employeurs qui ne respectent pas leurs engagements qui délocalisent ou qui sous-traitent afin d’échapper aux normes du travail devraient être exclus des contrats publics.

6. Nous demandons que nos gouvernements militent activement sur la scène internationale pour le respect des droits sociaux fondamentaux, des droits de l’homme en matière sociale et qu’il dénonce, voire sanctionne les entreprises transnationales qui délocalisent leurs activités vers des endroits où ces droits ne sont pas respectés.
 
Contenu des résolutions 

Agissons face à la sous-traitance abusive

CONSIDÉRANT QUE la sous-traitance est une stratégie fréquemment utilisée par les entreprises quand vient le temps d’économiser sur les salaires et les avantages sociaux consentis à des travailleurs.

CONSIDÉRANT QUE de plus en plus d’employeurs se servent de la sous-traitance essentiellement pour tenter de réduire leur dépense et pour avoir moins de responsabilités à l’égard d’un groupe de travailleur en particulier.

CONSIDÉRANT QUE ce comportement s’attaque directement au pouvoir de négociation des travailleurs en réduisant le nombre d’employés syndiqués à l’intérieur du même lieu de travail ou en divisant leur pouvoir de revendication.

CONSIDÉRANT QU’il favorise aussi les congédiements aléatoires et la précarité des emplois.

CONSIDÉRANT QUE cette pratique contribue à la dégradation des conditions de travail, à la baisse des salaires et plus globalement à la dégradation du climat économique et social du Québec.

CONSIDÉRANT QUE le recours abusif et injustifié à la sous-traitance contribue à l’insécurité financière de nombreuses familles québécoises et qu’il ne doit pas être toléré par quiconque ayant le bien de ses concitoyens à cœur.

IL EST PROPOSÉ QUE la FTQ mette de la pression afin que le gouvernement du Québec encadre les pratiques de sous-traitance.
 
Délocalisation du travail
CONSIDÉRANT QUE la délocalisation représente un danger à la fois pour les travailleuses les travailleurs et l’économie nationale;

CONSIDÉRANT QUE les délocalisations sont d’abord une stratégie patronale visant à maximiser les profits et qu’elles ont un impact négatif sur les conditions de travail, les salaires et la stabilité d’emplois  des travailleuses et des travailleurs dans les pays industrialisés;

CONSIDÉRANT QU’elle n’est pas due au fonctionnement des marchés économiques, mais qu’elle est plutôt une stratégie élaborée par certains individus et gouvernements voulant satisfaire les intérêts des investisseurs et des firmes multinationales sur le dos des travailleuses et des travailleurs;

CONSIDÉRANT QUE faciliter le recours à la délocalisation réduit le contrôle des citoyens et du gouvernement sur l’économie et la création d’emplois au Québec;

CONSIDÉRANT QU’elle créée une perte fiscale considérable chez nos gouvernements ce qui contribue à l’application de politiques d’austérité qui nuisent au bien-être de la population du Québec;

CONSIDÉRANT QUE les entreprises doivent assumer les coûts sociaux de leurs décisions lorsqu’elles entreprennent un processus de délocalisation de leurs activités surtout si elles bénéficient d’une quelconque aide gouvernementale et qu’elles n’ont en ce moment aucune exigence en ce qui concerne le volume de travail devant être maintenu au Québec.

CONSIDÉRANT QUE le processus de délocalisation fait en sorte que les entreprises usant de cette stratégie pour réduire leurs coûts de production, choisissent des endroits où, les droits la personne, environnementaux, et du travail ne sont généralement pas respecté et qu’il est indigne d’un gouvernement d’être complice de ce genre de pratique;

IL EST PROPOSÉ QUE la FTQ et ses syndicats affiliés s’unissent pour exiger du gouvernement des réformes et des mesures législatives qui favoriseront la création et la protection des emplois au Québec et qui encadreront la délocalisation du travail ainsi que les employeurs qui le font.

 

Pour plus d'informations:
Guillaume Valois 
Bureau: (514)-332-1912
Cell: (514)-966-0915 
g.valois@aimta712.org