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26 janvier 2018

District 11

La poursuite de Boeing clouée au sol par la USITC

Bombardier remporte la bataille de la C-Series!

Vendredi, le 26 janvier 2018

Washington, D.C. – La Commission américaine du commerce international (USITC) a rendu une décision en faveur de Bombardier dans son différend avec Boeing.

« Je suis renversé », jubile David Chartrand, coordonnateur québécois de l’Association internationale des machinistes (AIM). « C’est la meilleure nouvelle qui nous ait été annoncée depuis un an et je ne saurais être plus heureux pour nos membres du Québec », déclare pour sa part Stan Pickthall, vice-président général canadien de l’AIM.

« Je m’attendais vraiment à ce que la USITC appuie Boeing parce que la moyenne au bâton des entreprises étrangères qui font l’objet d’une plainte déposée auprès de cette Commission n’est pas très bonne », explique M. Chartrand. Le consensus général, même parmi les experts canadiens en commerce international était que la plainte de Boeing serait soutenue et non rejetée. « Enfin, un moment de bon sens règne dans cette éprouvante saga! », se réjouit un M. Pickthall satisfait. « L’allégation de Boeing n’aurais jamais dû prendre son envol. »

La USITC a statué qu’un « grand avion civil de 100 à 150 passagers du Canada ne cause aucun préjudice à l’industrie américaine. ». Bombardier a dû obtenir l’appui de trois des quatre commissaires pour mettre fin aux tarifs punitifs de 292,21 p. 100 imposés à son appareil de type C-Series. Boeing a lancé sa procédure commerciale en avril dernier en soutenant que les gouvernements au Canada et au Royaume-Uni subventionnaient le développement de l’avion et permettaient à Bombardier de le vendre à des prix qui défient toute concurrence. Le seul client américain à venir jusqu’ici est Delta Airlines, qui a acheté 75 avions de type C-Series 100 le printemps dernier. Boeing n’a pas soumissionné sur le contrat proposé par Delta.

« Aujourd’hui, les travailleurs de Bombardier peuvent se remettre à construire le meilleur aéronef au monde avec une certaine tranquillité d’esprit à propos de leur avenir », ajoute M. Pickthall.